Quand bien manger rend malade



Tout cuire à la vapeur. Boire des jus de légumes. Exclure le sucre, les produits raffinés. Exclure le gluten, même sans y être intolérant. Manger bio, local, frais, parfois même exclusivement cru. Suivre un régime vegan, paléo, keto. Toutes ces injonctions contradictoires nous sont martelées au quotidien, via la télévision, les scandales alimentaires, les magazines, les réseaux sociaux, notre entourage, nos livres de cuisine. Bien qu’il n’existe aucune contre-indication à manger sain, dans le respect de la nature et des humains, l’utopie se transforme en cauchemar lorsqu’elle devient obsession.

En réponse à ces diktats contemporains, certains individus ont développé une obsession de la nourriture saine, se créant des régimes sur-mesure, en excluant des catégories d’aliments ou des modes de cuisson, au point de ne plus pouvoir penser à autre chose. Au point de se couper de leur famille et amis. Bienvenue dans le monde de l’orthorexie.

Ce mot barbare provient du grec « orthos » qui signifie « correct » et d'« orexis », l’alimentation. Maladie répertoriée pour la première fois en 1997 par le médecin Steven Bratman, dans son article The Health Food Eating Disorder, l’orthorexie est la conséquence grandissante d’une obsession contemporaine : manger sain à tout prix. Outre la culpabilisation constante qu’apportent ces injonctions à propos de la nourriture, un problème de fond bien plus grave flotte en surface.

L’ensemble de la société nous martèle quotidiennement l’utopie d’un régime alimentaire parfait, évidemment impossible à atteindre. Les réseaux sociaux, la société de consommation, les personnalités influentes tendent à nous pousser vers un idéal de santé érigé tel le nouveau veau d’or. La croissance des cas d’orthorexie dans les sociétés occidentales va de pair avec notre culte de l’image via les réseaux sociaux. Nous nous sommes éreintés à exposer au monde entier des corps beaux, sains, des modes de vie plus parfaits et équilibrés que ceux de nos voisins. Ce culte de l’image s’est étendu au domaine de l’alimentation : chacun expose fièrement sur les réseaux sociaux des repas complets, équilibrés et sains, afin de démontrer son appartenance à une communauté de personnes responsables, réfléchies et soucieuses de leur santé.

L’obsession de manger sain est devenu si omniprésenteque la valeur de ces individus a directement été rattachée à leur manière de s’alimenter. Manger est devenu un acte moral et a perdu entre temps sa simplicité d’existence première, nous nourrir. Chaque acte alimentaire implique à présent des choix moraux, sociétaux et environnementaux aux conséquences largement diffusées par les médias. Notre image sociale est aujourd’hui directement reliée à ce que nous mangeons, et se nourrir hors des codes imposés transmet, bien malgré, nous une image peu soignée, je-m’en-foutiste et malsaine de notre personnalité.

QUAND LE CONTRÔLE DEVIENT OBSESSIONNEL

Résultat d’une société exigeante et prônant l’alimentation comme solution unique aux problèmes de santé, l’orthorexie se trouve à mi-chemin entre les troubles alimentaires, les troubles anxieux et les troubles obsessionnels compulsifs, dans une zone floue entre l’addiction et la phobie.

Le danger présumé n’est donc plus de grossir, mais de tomber malade à cause des aliments. L’orthorexie est un cercle vicieux obsessionnel qui entraîne les individus à s’imposer des règles extrêmement strictes afin d’éviter les maladies : préparer ses repas soi-même, refuser de dîner entre amis de peur d’être confronté à des aliments malsains, passer plus de trois heures par jour à penser à la nourriture, à cuisiner de la manière la plus saine possible pendant des journées entières. La personne atteinte d’orthorexie est persuadée de détenir l’unique recette d’une alimentation saine, et ressent une grande anxiété à l’idée de « perdre le contrôle » de son régime. Outre l’isolement social et la détresse psychologique engendrés par l’orthorexie, les conséquences sur la santé peuvent être désastreuses : perte de poids, carences, sous-nutrition pouvant mener jusqu’à l’hospitalisation. Quelle triste ironie.

SORTIR LA TÊTE DE L’EAU

L’orthorexie est l’inverse-même d’un cercle vertueux, puisque l’individu touché se rend littéralement malade à essayer de ne pas l’être. Comme bon nombre de troubles alimentaires, il est extrêmement complexe pour la personne atteinte de réaliser l’existence du problème puisqu’elle est persuadée de faire ce qui est le mieux pour elle, absolument convaincue du bon-fondement de sa démarche. Un simple tour sur les réseaux sociaux la confortera une fois de plus dans son obsession, puisqu’elle sera ensevelie sous de nouvelles « preuves » de la crédibilité de son mode de vie. Or, l’acceptation de l’existence du problème est indispensable à toute guérison. Difficile toutefois de faire reconnaître cette souffrance au corps médical, lui-même formaté aux injonctions du « manger sain ». La thérapie comportementale ainsi que l’écoute bienveillante de proches peuvent être un premier pas vers la guérison. 

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En parler : Association « Enfine » accompagnement
des troubles alimentaires : 01 40 72 64 44

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Rédigé par Pauline Giegelmann
Illustré par Oriane Safré-Proust
Article à retrouver dans le Biche Magazine n°4, rubrique “Physique Chimie", page 26

Culture Drag : quand le corps se transforme



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epuis peu, la culture drag queen vit un succès sans précédent au-delà de la communauté LGBT. D’une part, grâce à l’émission de télé-réalité RuPaul’s drag race diffusée depuis 2009 et présentée par la plus célèbre des drag, la Mother of all, RuPaul Charles. Une quinzaine de drag queens s’y affrontent dans des défilés à thème, des épreuves de play-back, ou des parodies de célébrités, pour obtenir le Graal utlime : être élue la prochaine superstar americaine du drag. C’est joyeux, c’est too much, c’est piquant et plein de répliques cultes. Et le programme a permis à un public plus divers de comprendre les dessous de l’art du drag, en étant témoin des transformations impressionnantes des candidates.

Une culture devenue plus mainstream et dont l’esthétique se retrouve dans les tendances récentes. à l’image par exemple des sœurs Kardashian qui capitalisent sur une exacerbation de la féminité, dans laquelle on retrouve beaucoup de traits drag : perruques, contouring à outrance (une technique pour affiner ses traits), hanches exagérées, tenues folles, poses travaillées..  Mais quand on pense drag queen, on pense d’abord show à paillettes, talons de 15cm en taille 45 et perruques flashy. C’est loin d’être faux, mais c’est plus que ça. Être drag queen, c’est jouer avec la notion de genre et explorer la féminité. Les attraits féminins sont alors surjoués, exagérés, glamourisés au possible non pas pour moquer la femme mais pour la célébrer. L’art du drag est militant et crie que le genre est une construction sociale. Mais qu’en est-il des femmes dans cette communauté ?
Quand elles se sont à leur tour emparées de l’art du drag au début des années 90, elles ont d’abord utilisé la carte à l’inverse : elles se travestissent au masculin et deviennent des drag kings, avec fausses barbes de trois jours, roulage de mécaniques et pénis en coton. La démarche est la même, choisir un personnage et se jouer des attraits assimilés au genre le temps d’une performance. Mais l’effet final semble différent. Quand les drag queens deviennent des créatures extravagantes et hilarantes, les drag kings tendent à ressembler à des « hommes ordinaires » facilement confondables. Les qualités de transformation sont cependant aussi impressionnantes. Malgré plusieurs noms français comme Louise de Ville et Victor Lemaure, l’art des drag kings est bien moins compris car moins assimilé à l’aspect festif du drag et peine à se faire connaître. Mais une autre partie de la gente féminine a voulu briser encore un peu plus les codes binaires en se créant des personnages de drag queens. Des femmes, dans des personnages de femmes. Au sein de la communauté, cette démarche n’est pas toujours acceptée et provoque des scissions : certains s’accrochent à des règles qui dicteraient que tu peux uniquement te travestir dans le genre inverse de ce que tu as entre les jambes. Mais le drag, c’est avant tout l’art de se transformer, d’incarner un personnage, de divertir, de briser les préconceptions, de se célébrer. Pourquoi mettre des barrières à un art aussi libérateur ?

Ces femmes qui se travestissent se jouent des notions qu’on leur a rabâché pendant toute leur enfance « les filles sont délicates, gentilles, discrètes » et elles prennent le contre-pied avec des personnages exubérants et colorés qui leur donnent le pouvoir sur leur féminité et l’image qu’elles choisissent de renvoyer. Elles partagent avec les drag hommes les mêmes faux cils, contouring et tenues moulantes, mais c’est en regardant la forme d’une mâchoire ou d’un torse que l’on peut distinguer qui se cache vraiment derrière le fond de teint. Mais est-ce que ça compte réellement ?

Les transformations des femmes drag sont tout autant spectaculaires et les personnages aussi riches. Dans notre société infestée de diktats, c’est leur façon de s’approprier leur corps et de défendre leur droit d’être femme, à leur manière. Victoria Sin, Tete Bang, Creme Fatale ou encore Amber Cadaverous, sont des figures de cette communauté et valent vraiment le coup d’œil.

Femmes et hommes ont alors la place de créer ensemble dans cette esprit de show et de célébration qui leur est propre.
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Rédigé par Marion Le Guenic
Illustré par SHE’S ANGRY
Article à retrouver dans le Biche Magazine n°1, rubrique “Physique Chimie” page 22.

Portrait historique / Sacagawea : Le courage de « l'oiseau qui plonge dans l'eau »


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ans les mythes fondateurs de la superpuissance états-unienne, sont souvent mis de côté les premiers habitants de ce continent, certains ayant pourtant contribué à l'établissement de cet état sur leur terre. C'est le cas de Sacagawea, Amérindienne de la tribu des Shoshones, vivant sur les Grandes Plaines.  

Elle vit le jour en 1788, dans ce qui est aujourd'hui l'Idaho, alors que la toute jeune nation états-unienne ne s'étend que sur la côte Est. Lorsqu'elle a une douzaine d'années, elle est kidnappée par une tribu rivale, puis vendue à un trappeur québécois, Toussaint Charbonneau, qui fera d’elle sa femme (ou plutôt l'une de ses femmes)... Son existence va de nouveau être bouleversée à l'hiver 1804-1805, le jour où les capitaines Meriwether Lewis et William Clark font la rencontre du trappeur. Les deux hommes sont mandatés par le président Thomas Jefferson afin de trouver une route vers le Grand Ouest sauvage, encore méconnu. Il s'agit d'évaluer le territoire fraîchement acquis, mais également d'atteindre la côte ouest du continent. Ils vont ainsi remonter le fleuve Missouri jusqu'à atteindre l'Oregon. Toussaint est embarqué dans l'expédition en qualité d'interprète : il connaît la langue autochtone parlée par le peuple sioux. Sacagawea se joint à eux, pour sa connaissance du langage shoshone. C'est finalement cette dernière qui s'illustra tout au long de cette épopée.

En effet, elle fut d'un grand secours pour les hommes de Lewis et Clark grâce à sa connaissance des territoires arpentés, parfois hostiles. Son courage fut d'autant plus salué qu'elle donna naissance à son fils au tout début du périple avec le corps expéditionnaire. Elle le porta sur son dos durant tout le voyage. Malgré cela, elle réussit à sauver des flots les cahiers de notes des deux capitaines, entre autres biens, lors d'une excursion sur une rivière portant désormais son nom. Elle fut également d'un grand renfort lors de rencontres avec des tribus indiennes, de par ses talents d'interprète. Elle permit, par ailleurs, aux hommes de l'expédition de s'alimenter dans des conditions difficiles, en leur montrant qu'il était possible de se nourrir de certaines plantes. De plus, ayant déjà appréhendé certains espaces, elle indiqua à plusieurs reprises d'astucieux passages, à l'orée de la rivière Yellowstone, ou du passage délicat des Rocheuses, par exemple.

Son apport fut largement reconnu par les deux explorateurs américains, notamment dans leurs notes, et l'histoire aura retenu son nom tant son aide fut précieuse. La fin de sa vie est plus mystérieuse. Il est dit qu'elle et son époux vécurent trois ans parmi les amérindiens Hidatsa, puis rejoignirent William Clark dans le Missouri. Toutefois, un doute subsiste quant à sa mort. Certains historiens affirment qu'elle s'éteignit en 1812, et que son époux succomba peu de temps après, laissant la garde de leurs enfants à Clark. Mais d'autres prétendent qu'elle retourna finalement parmi les siens et mourut bien plus tard, en 1884. En tout cas, son nom est désormais gravé dans l'histoire d'une nation qui a pourtant eu tendance à omettre ceux des premiers occupants de ses terres. 
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Rédigé par Kãman Messaadi
Illustré par Eloïse Coussy
Article à retrouver dans le Biche Magazine n°3, rubrique “Queen Biche, l’historique” page 10

Témoignage : la contraception masculine



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ar le Gang ne donne pas que la parole aux meufs, découvrez le témoignage de Gilles :

Salut, je m’appelle Gilles et j’ai testé une contraception destinée aux hommes ! J’ai nommé, le slip chauffant...

Commençons par la base. La température du corps est de 37,5°C. Celle des testicules est de 35°C puisque ces dernières sont situées dans le scrotum. Cela permet à la spermatogenèse de se faire sans soucis. Or à la température du corps, les spermatozoïdes sont moins nombreux et moins performants. En partant de ce constat, le Docteur Mieusset du CHU de Toulouse a conçu un sous-vêtement contraceptif. C’est un slip avec un trou pour y mettre son pénis. On tire un peu sur la peau des testicules ce qui fait remonter les bourses à l’intérieur. Il faut le porter tous les jours, du lever au coucher, pour qu’il soit efficient. En principe, au bout de 3 mois, après un spermogramme, on sait si on est non-fertile (c’est évidemment temporaire).

Un de mes amis l’utilise depuis 4 ans et ça fonctionne pour lui, alors ça m'a motivé à tenter aussi l'expérience. Comme tout ce qui est inconnu, ça fait peur mais je me suis dit qu’en me mettant à la CT (contraception thermique), je pourrais participer à la création de données, en parler autour de moi et faire un peu avancer la science. Je l’ai également fait dans une volonté de partage des responsabilités. Qui, dans la société, porte le poids de nos progénitures ? Au sein d’un couple, lorsqu’on cherche à passer à une contraception plus durable et plus « agréable » dans nos rapports, on pense spontanément à la pilule, puis éventuellement aux autres moyens (stérilet, patch…). Tous sont destinés aux femmes. En utilisant la CT, j’aimerais juste replacer la contraception dans nos discussions. Quelle contraception veut-on dans notre couple ?

Les contraceptions hormonales pour hommes sont en test mais elles révèlent les mêmes effets secondaires que pour les femmes… En revanche, je ne connais pas de risques liés à la CT. Il faudrait voir si au bout de plusieurs années, le seuil de fertilité revient toujours aussi vite.
Porter le slip a été pour moi comme porter de nouvelles chaussures, il faut s’y habituer. Il faut aussi y penser tous les jours. Au bout de deux semaines, j’avais pris le réflexe. C’est uniquement lorsque j’ai arrêté que j’ai pris conscience du temps que ça me prenait.

J’ai porté le slip pendant 1 an. Après un premier spermogramme pour connaître mon seuil de fertilité « normal », un nouveau test fut réalisé au bout de 3 mois. J’étais passé de 300 millions de spermatozoïdes mobiles à 17 millions, la descente fut drastique, mais pas suffisante puisque le seuil de non-fertilité se situe en-dessous d’un million. J’ai ensuite refait des tests au cours de l’année mais je suis resté autour de 3 millions : ce n’était donc pas assez concluant pour que cette contraception soit efficace dans mon cas. À la demande du Docteur Mieusset, j’ai mis mon expérience sur pause. Je pense avoir compris d'où venait le problème : il faut juste réajuster quelques coutures du slip ! Après ces modifications, je retournerai voir le médecin pour tenter de nouveau l’expérience.

Si cette contraception est encore peu connue, j’imagine que c’est en partie parce qu’elle touche à la masculinité et à la virilité. Comment peut-on être un homme si on est incapable de procréer ? Est-ce que cela joue sur notre capacité érectile (comprendre « puissance » dans une société patriarcale viriliste) ? En connaissance de cause, je peux répondre que non.

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Rédigé par Gilles
Article à retrouver dans le Biche Magazine n°2, rubrique "Thérapie de groupe", page 22.

Technologie & clitoris


LES RECO' CUL

Depuis 2 ans, le fameux « rabbit » de Sex and the city semble presque has-been face à une nouvelle génération de sex toys : les stimulateurs clitoridiens, et notamment ceux qui fonctionnent sans contact. Ils abandonnent la vibration et la pénétration pour miser uniquement sur une technique d’aspiration du clitoris. On a eu la chance de tester le Liberty, le modèle de voyage de la marque Womanizer, à l’origine de l’invention de la technologie « Pleasure Air ». Le fonctionnement est assez simple et pourtant novateur : l’objet dispose d’un embout avec un petit trou, dans lequel on va caler le gland du clitoris qui va alors kiffer des pulsations d’air, similaires à des aspirations légères. Plutôt que de sortir un 18ème smartphone multifonction, en voilà de la matière grise utilisée à bon escient !

Clairement, l’objet est chou et a une finition haute gamme. Tellement qu’on pourrait avoir envie de le laisser traîner en déco : « Ah ça ? C’est d’un décorateur finlandais, je l’ai trouvé dans un petit pop up à Tokyo, hyper conceptuel… » Comme on fait gaffe à ce qu’on se met sur le minou, il faut savoir qu’il est fait en matériaux sains (silicone, ABS). Il tient dans la paume de la main et ses boutons de puissance sont facilement accessibles, ce qui est essentiel pour un kiff sans encombre.

Côté efficacité, la marque annonce que « 98 % des testeuses atteignent l'orgasme et ce, souvent en moins de 30 secondes ». Et le résultat est là : à peine l’embout en place et la surprise de l’effet de l’air passée, on jouit clairement en moins de deux. On sent que le clitoris est vraiment englobé par les pulsations, ce qui procure une sensation vraiment nouvelle et différente de la masturbation par friction. C’est un sex toy qui parle aux flemmardes qui veulent du rapide et de l’efficacité.Car là, pas d’avant-bras qui fatiguent : une fois qu’on a trouvé comment bien positionner l’embout, il ne reste qu’à garder la pose et attendre son petit  dû, pépouze.

Alors vite fait, bien fait ? Oui et non. Avec le Liberty, quasi pas de déconvenue, l’orgasme est presque assuré ! Mais même s’il a le mérite d’arriver vite, il peut être assez court et pas forcément inoubliable. Ce type de sex toy donne aussi une nouvelle option à celles qui ont du mal avec le toucher direct du gland ou qui peuvent avoir un blocage à se stimuler avec leurs doigts. 

Womanizer - Liberty (waterproof), 99€
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Rédigé par Marion Le Guenic
Article à retrouver dans le Biche Magazine n°3, rubrique “Prendre et recevoir” page 37